L’inflammation chronique de bas grade se caractérise par une réaction inflammatoire persistante, légère mais prolongée, qui s’installe dans l’organisme sans provoquer de symptômes évidents, tels que la douleur ou la rougeur typiques des inflammations aiguës. Cette inflammation peut durer des mois, voire des années, épuisant progressivement le corps. Elle est souvent liée à des facteurs associés au mode de vie, à l’environnement ou à certaines maladies.
Symptômes fréquents :
– Fatigue constante
– Insomnie
– Dépression, anxiété et autres troubles de l’humeur
– Problèmes gastro-intestinaux (constipation, diarrhée, reflux acide)
– Aphtes buccaux
– Fièvre
– Éruptions cutanées
– Prise de poids
– Infections fréquentes
– Douleurs corporelles
Conséquences possibles sur la santé. L’inflammation chronique de bas grade peut contribuer au développement de plusieurs pathologies, telles que :
– Maladies cardiovasculaires
– Diabète de type 2
– Maladies neurodégénératives (comme Alzheimer)
– Certains cancers
– Troubles métaboliques
– Obésité
– Stress et dépression
– Déclin cognitif
– Stéatose hépatique (foie gras)
– Perte de masse musculaire
– Ostéoporose
– Fibromyalgie
– Maladie rénale
Différents facteurs peuvent être impliqués :
-Certains médicaments : corticostéroïdes, AINS, immunosuppresseurs, inhibiteurs de l’aromatase, antipsychotiques, antihypertenseurs, antibiotiques, statines.
-Une alimentation inflammatoire, riche en sucres raffinés, graisses trans et produits ultra-transformés, perturbe les mécanismes métaboliques et immunitaires, favorisant l’inflammation chronique.
-Les épisodes récurrents ou non résolus d’inflammation aiguë entraînent une activation prolongée du système immunitaire, même sans nouvelle agression. Ces inflammations répétées causent des dommages cellulaires et tissulaires, favorisant la libération continue de cytokines pro-inflammatoires et maintenant ainsi un état d’inflammation chronique de bas grade.
-Le vieillissement favorise l’inflammation chronique de bas grade par l’inflammaging, un état d’inflammation systémique légère lié à l’âge. Il résulte de l’accumulation de dommages cellulaires, du dysfonctionnement mitochondrial, de l’altération du système immunitaire, de la baisse des hormones anti-inflammatoires, du ralentissement métabolique et de l’accumulation de graisses.
-Surpoids ou obésité : le tissu adipeux viscéral agit comme un organe endocrinien libérant des cytokines pro-inflammatoires qui intensifient l’inflammation.
-Le diabète favorise l’inflammation par les produits de glycation avancée, générant un stress oxydatif qui active des voies inflammatoires. Il altère également la flore intestinale, augmentant la perméabilité intestinale et permettant le passage de molécules pro-inflammatoires dans le sang.
-Exposition aux toxines : le tabac, la pollution et certaines substances chimiques que l’organisme ne parvient pas à éliminer facilement déclenchent des réponses immunitaires et métaboliques prolongées, contribuant ainsi à l’inflammation chronique de bas grade.
– La sédentarité perturbe le métabolisme et le système immunitaire, favorisant l’accumulation de graisse viscérale et une inflammation systémique. L’absence d’activité physique supprime la production de myokines anti-inflammatoires et réduit la capacité antioxydante, augmentant ainsi les radicaux libres et l’inflammation.
Diagnostic :
Il n’y a pas de test unique permettant de diagnostiquer l’inflammation ou les causes sous-jacentes, mais certains marqueurs biologiques peuvent aider au diagnostic : homocystéine, CRP us, TNF-α ou IL-6.
Prévention et gestion de l’inflammation chronique :
-Adopter une alimentation anti-inflammatoire : privilégier les aliments naturels et de saison, limiter les sucres et farines raffinés, les graisses trans, et les aliments ultra-transformés.
-Maintenir un poids santé : éviter le surpoids et l’obésité.
-Faire de l’exercice régulièrement : une bonne masse musculaire est essentielle. Les muscles actifs libèrent des myokines aux propriétés anti-inflammatoires lors de l’exercice, offrant une protection contre l’inflammation.
-Gérer le stress : adopter des techniques de relaxation adaptées à soi, comme la méditation, la respiration profonde, la cohérence cardiaque, le contact avec la nature, la pratique de la gratitude, le yoga ou encore la psychothérapie
-Assurer un sommeil réparateur.
-Certains suppléments naturels peuvent aider : la curcumine, l’oméga 3, le magnésium, la quercétine, la boswellia, le zinc et la vitamine D.
-Soutenir la flore intestinale : privilégier des aliments riches en fibres et probiotiques.
-S’exposer à la lumière naturelle du lever et du coucher du soleil et limiter la lumière artificielle, particulièrement le soir.
-Pratiquer l’earthing (mise à la terre) : se connecter physiquement à la terre peut aider à réduire l’inflammation.
-Éviter les toxines et opter pour des produits naturels et respectueux de la peau.
🎈Ceci n’est pas un avis médical, veuillez toujours consulter un professionnel de la santé compétent.